Le projet RIVP (Redevance Incitative)

Par Amélie, Consultante Amaris

Le respect de l’environnement et la réduction de la quantité des déchets ménagers sont des problématiques qui touchent de plus en plus notre quotidien. Le Grenelle Environnement a prévu, à ce sujet, la mise en place d’une tarification incitative basée sur le principe de « pollueur-payeur ».  Amélie est actuellement chargée d’un projet pour un des leaders de la gestion des déchets qui s’inscrit dans cette démarche à dimension écologique. Découvrez comment le projet RIVP vient soutenir la mise en place de la redevance incitative.Ecology.

 

 

  • Pouvez-vous expliquer en quelques mots ce qu’est le projet RIVP ?

Le projet RIVP consiste à fournir, aux collectivités, un service de facturation de la redevance incitative. Concrètement, l’entreprise propose un package complet : équipement matériel (systèmes de lecteur RFID sur les véhicules de collecte et de puce RFID sur les bacs), équipement logiciel (installation, paramétrage, formation, suivi) et accompagnement méthodologique.

  • Quels en sont le contexte et les enjeux ?

Dans le domaine des déchets, le Grenelle de l’Environnement a fixé des objectifs de réduction de la production d'ordures ménagères et d’augmentation du taux de recyclage. Le moyen qui a été prévu pour amener la population à changer ses habitudes est la redevance incitative. Le principe est simple, plus un foyer produit de déchets ménagers, plus il paye. Les déchets recyclables ou fermentescibles (déchet composé exclusivement de matière organique biodégradable), ne sont pas facturés. Chacun a donc la possibilité de réduire sa facture en triant correctement ses déchets.

Désormais, lorsque un véhicule collecte un bac d’ordures ménagères, certains éléments doivent être enregistrés : le numéro du bac, la date et l’heure et parfois même le poids contenu dans le bac. Tout ceci, alors que l’on demande aux équipes terrain de prendre moins de temps pour la collecte.

La technologie RFID permet d’enregistrer en temps réel, de façon simple et automatisée, les informations pendant que le bac est vidé. Sans cette technologie, il aurait été difficile de mettre en œuvre la redevance incitative sans augmenter considérablement les coûts de collecte.

  • Quel est votre rôle au sein du projet ? Votre valeur ajoutée ?

Mon rôle est de déployer la solution RIVP pour les collectivités de la région Rhin Rhône. J’assure actuellement le suivi de 7 collectivités.

Ma valeur ajoutée, ce sont mes méthodes, aussi bien dans les phases d’analyse du besoin que dans les phases de déploiements (formation, suivi projet, relation client).

  • Qu’est-ce qui vous intéresse dans ce projet ?

Tout d’abord la dimension écologique, la redevance incitative est un moyen en plus pour sensibiliser la population sur la réduction des déchets et le tri sélectif.

Ensuite, le fait de construire. Quand je suis arrivée sur le projet début 2010, l’entreprise finissait tout juste le déploiement du 1er site. Rien n’était industrialisé et on était encore en pleine découverte des problématiques terrain liées à la facturation des ordures ménagères. Il a donc fallu apprendre « sur le tas » et capitaliser pour ne plus reproduire les mêmes erreurs. Aujourd’hui, nous sommes en train d’industrialiser le  processus de déploiement.      

  • Pensez-vous que ce système de redevance puisse être étendu à d’autres domaines ?

Ce système est déjà très répandu. L’objectif est de payer en fonction de la consommation d’un service. Ici, il s’agit du ramassage et du traitement des déchets ménagers. Mais le principe est exactement le même que pour l’énergie (électricité, gaz) ou l’eau par exemple.